Syndicat National de l'Enseignement Technique, Action, Autonome
Paris, le 14 novembre 2005

COMMUNIQUE DE PRESSE 24 11 2005



Pour être entendus et écoutés :
tous en grève le 24 novembre 2005



Le gouvernement persiste dans sa politique éducative régressive avec l’application de la loi FILLON, mise en musique sans dissonance par le Ministre de l’Education Nationale, Gilles de Robien. Il en est ainsi du décret sur le remplacement de courte durée qui instaure une nouvelle obligation de service, décidée unilatéralement, qui condamnera les enseignants à remplacer leurs collègues absents voire à s’auto-remplacer. Cela s’effectuera en heures supplémentaires. C’est donc doublement inacceptable.

Le SNETAA a, dès le projet, manifesté son opposition à cette mesure et il demande clairement l’abrogation de ce texte : il correspond à l’organisation d’une « garderie », illusion d’une continuité d’enseignement mais « vendue » démagogiquement aux parents. Cette mission incombait autrefois aux MI/SE mais il est vrai qu’ils ont été supprimés alors que le problème demeurait. Le gouvernement a redécouvert les emplois jeunes… il pourrait parfaitement redécouvrir l’intérêt des MI/SE ! Aussi, les personnels doivent envoyer un nouveau message au Ministère de l’Education Nationale et au gouvernement. C’est la raison pour laquelle le SNETAA appelle à l’action et à un arrêt de travail jeudi 24 novembre 2005.

Les personnels doivent se mobiliser pour exercer une réelle pression afin que leur voix soit entendue par ce gouvernement décidément bien sourd aux conséquences de la politique qu’il mène.

Le SNETAA sera de tous les combats qui permettront de mettre un coup d’arrêt à ces attaques et il entend contribuer à la recherche d’un mouvement plus unitaire. Toutefois, si le problème particulier du remplacement nous apparaît fondamental et destructeur de nos statuts, il faut le replacer dans le cadre concordant d’un ensemble qui vise au démantèlement de l’enseignement professionnel public avec notamment le développement de l’apprentissage et de son cheval de Troie : le lycée des Métiers.



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