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ACTUALITES DES COMMISSIONS PROFESSIONNELLES CONSULTATIVES AP JANVIER 2006 ·
REUNION DES REPRESENTANTS DES CPC AU
SIEGE DU SNETAA EIL ·
CPC N° 11 « Transport et
Manutention » ·
17e CPC – Tourisme,
Hôtellerie, Restauration REUNION DES REPRESENTANTS DES CPC
AU SIEGE DU SNETAA EIL Une réunion nationale des membres
représentants le SNETAA EIL en CPC s’est tenue au siège du SNETAA le 1er
décembre 2006. Les représentants ont en effet été renouvelés en Janvier
2005. Les enjeux de ces commissions ne sont plus à démontrer : les CPC
sont les instances consultatives qui se prononcent sur l’abrogation, la
création et/ou la rénovation des diplômes de l’enseignement professionnel. Cette réunion a été l’occasion d’échanges d’expérience
entre les uns et les autres et a permis de mettre en avant un certain nombre
d’éléments (techniques et politiques) relatifs au fonctionnement des CPC,
notamment : -
le fonctionnement même des réunions au MEN : les CPC
deviennent en effet des chambres d’enregistrement des décisions prises au
préalable ; -
la lourdeur des dossiers à examiner et les délais très
courts qui sont dévolus à l’étude de ces dossiers ; -
la nécessaire collaboration entre les membres des
différentes sous-commissions d’une même CPC ; -
la cohérence indispensable des revendications émises au
sein des CPC par les représentants de notre organisation ; -
le lien indispensable avec le national pour améliorer
l’information envers tous les adhérents, -
enfin, la participation de nos représentants au sein des
groupes de travail qui élaborent les référentiels avant leur présentation en
CPC. La participation aux réunions des CPC et aux groupes de
travail représente un travail très dense et un investissement important ;
le SNETAA EIL remercie par cette occasion les collègues qui donnent et/ou ont
donné leur temps et leur énergie depuis des années dans les CPC et/ou les
groupes de travail pour défendre nos mandats. Le groupe permanent issu du Comité
Interprofessionnel consultatif (CIC) doit se réunir en plusieurs séances de travail
(début janvier 2006) pour engager la réorganisation des commissions
professionnelles consultatives. Ce groupe devra également s’interroger sur
l’évolution de l’architecture des diplômes de niveau V et IV. Pour ce qui concerne la réorganisation des commissions et
sous-commissions, bien que les représentants des organisations syndicales aient
été renouvelés selon l’arrêté de 1987, elle s’est déjà mise en place depuis
plusieurs mois : Ainsi pour la 3e,
exception faite de la plénière et de la sous-commission Etudes Générales, les
sous-commissions ont été réorganisées de la façon suivante : ·
Electrotechnique, Electronique, Automatismes et
Informatique ont fusionnés en une seule sous-commission. ·
Travail des Métaux rassemble aujourd’hui Mécanique et
Fonderie, Métaux en feuilles, Métallurgie et Construction Métallique. ·
Automobile, Matériel agricole et de travaux publics une
seule commission remplace les deux sous-commissions Automobile et Matériel
agricole et de travaux publics. ·
La sous-commission Aviation reste indépendante. ·
La sous-commission Pâtes et papier carton est supprimé. La 8e et la 9e
CPC (Habillement, Travail du cuir) devraient fusionner. Pour la 5e CPC, une
simplification des sous-commissions devraient voir fusionner certaines
sous-commissions en deux parties : GROS ŒUVRE et SECOND ŒUVRE, tout en
conservant la plénière et la sous-commission Etudes Générales. Le SNETAA EIL vous tiendra au courant des débats,
discussions qui auront lieu au sein de ce groupe de travail et des décisions
qui seront prises. Représentant
SNETAA EIL : Raymond VALADE La 3e CPC Métallurgie s’est
réunie en plénière le 16 décembre 2005 avec, à l'ordre du jour : ·
Bac pro Industries des Pates et
Papier carton ·
Bac pro Technicien
Aérostructure ·
Bac pro SEN (RAP, Réglement
d'examen, Grille horaire...) ·
BTS Industrialisation des
produits mécaniques
·
BTS technico-commercial pour sa
"boîte à outils" pour une culture technologique commune à tous les
secteurs industriels) Les représentants de l’UIMM
déclarent qu’ils sont favorables au Bac Prof 3 ans, car pour eux, les Bacs STI
sont trop généralistes et trop déprofessionnalisés. Ils sont très critiques
envers les certifiés et leur formation déconnectée des réalités. Ils déplorent cependant l’absence
de formation de niveau V, mais également de vivier. Les industriels feront
alors appel à la main d’œuvre étrangère ou délocaliseront. Comment peut-on réclamer des Bacs
Pro 3 comme 1ère qualification et en même temps regretter l’absence
de niveau 5 ? (ndlr) La puissante organisation de la
Métallurgie est scandalisée par la décision du gouvernement prévoyant
d’abaisser l’âge d’accès à
l’apprentissage à 14 ans à la suite des violences dans les Lycées. « Encore
un cliché qui va dévaloriser l’apprentissage ! » Quelques points forts abordés en plénière. A propos du BTS
technico-commercial, notre représentant a posé la question du vivier très
hétérogène (Bac prof, Bac STI et Bac STT) . Notre collègue a souligné les
difficultés que rencontreront les enseignants devant des profils si différents.
Les professionnels ont fait une remarque un peu sur le même registre. L’IGEN a répondu que la commission réfléchissait à des aménagements horaires pour effectuer
des rattrapages de niveau. Ce BTS a
fait apparaître beaucoup de scepticisme chez l’ensemble des représentants. Le
travail sur ce dossier n’est pas terminé. Pour tous
les diplômes, et surtout Bac +2, la profession a insisté très lourdement sur la
connaissance de l’anglais à l’oral et à l’écrit. On va voir apparaître des
épreuves, du type rapport de stages, en partie rédigés et défendus en anglais
devant un jury. La
possibilité que certains cours soit effectués totalement en anglais a été
évoquée. Représentant SNETAA EIL : Marc BATAILLE Réunion du mercredi 23 novembre 2005 1.
la politique
ministérielle en matière d'évolution des diplômes est d’amener 80% des élèves au bac et voit favorablement les
poursuites d'études vers les BTS et les Licences pro. Les référentiels Bac pro
sont dimensionnés pour cette poursuite (voir Bac Fabrication). L'offre de formation doit être réduite pour
augmenter la lisibilité des filières. La spécialisation intervient plus tard. Tous
les diplômes doivent s'insérer dans un cadre normatif qui fonde l'équivalence
de niveau (ex: baccalauréat professionnel "technicien de ..."). Le
BEP est un cycle non qualifiant, il n'y a plus d'alternance en entreprise mais
des séquences éducatives de quelques jours. Le BEP est une phase de découverte
et d'observation. Le BEP est généraliste, il prépare l'orientation vers un bac
pro + spécialisé. Commentaires: La "normalisation" des diplômes équivalents empêche
toute marge de manoeuvre en CPC. Ainsi on va bien vers un bac pro trois ans
dont une année de BEP. Cela correspond à la seconde indifférenciée déjà en
place, plus deux ans pour un niveau IV. CQFD! Pour faire de la découverte et de
l'observation on ne donnera pas deux années aux élèves de BEP. Le terme
"technicien" renvoie au bac STI et annonce le glissement de l'un sur
l'autre pour ne faire qu'un. 2.
La sortie étagée du
système scolaire vers la vie active est abandonnée par la voie normale
diplômante au niveau IV (sauf CAP le + souvent en apprentissage). Le
maintien de 80% d'une classe d'age au baccalauréat est un idéal qui ne
correspond à aucune réalité sociale connue. A moins de dévaloriser le bac comme
en d'autre temps le certificat d'études... Si on ne sort pas du système
éducatif avec un diplôme d'Ouvrier Qualifié, on sort Ouvrier ou Employé
Spécialisé à bac ou bac + 2. Cherchez la différence ! 3.
L'expérience
acquise au sein de chaque CPC: Enrichissante mais
frustrante. Les CPC sont consultatives et fonctionnent comme
des chambres d'enregistrement. Il faut absolument participer au groupe de
travail qui élabore le texte. Problème : l'inspecteur n’a pas souhaité
intégrer notre collègue dans ce groupe. Pour l’élaboration du RAP le ministère
souhaitait s'entretenir en tête à tête avec le patronat... Encéphalogramme
rigoureusement plat du SNES-FSU et du SGEN-CFDT, des personnels, comme du
collège des employés. Le SNETAA EIL a réaffirmé sa position : recul ou abandon
du professionnel par rapport au technologique (problèmes récurrents d'insertion
et de déqualification dans les conventions collectives). 4.
Les quatre
bac pro de la filière bois sont actés : Technicien de scierie, Technicien Construction Bois, Technicien
de Menuisierie Agencement, Technicien de Fabrication. CPC N° 11 « Transport et
Manutention » Représentant SNETAA EIL :Christian
POTTIER Réunion du Mardi 25 Octobre 2005 Un seul point à l’ordre du jour : Le devenir des diplômes du transport routier de
marchandise. Il y a maintenant 2 ans que le
débat est ouvert et que les discutions vont bon train sur ce sujet sans que les
différents partenaires puissent trouver un terrain d’entente . Les principales données sont les suivantes : 1) La position du ministère de l’éducation nationale qui
souhaite plus de lisibilité dans la filière (actuellement le BEP CSTR et
le CAP CR débouchent tous les deux sur le métier de Conducteur routier ) Déprofessionnaliser
le BEP qui devrait être une première étape vers un Baccalauréat professionnel. 2) La non-existence d’un Baccalauréat professionnel de
conduite routière (Il n’existe que le
Baccalauréat professionnel Exploitation des transports et le Baccalauréat
professionnel Logistique, mais ce sont des « métiers différents ») 3) La grande difficulté du monde du transport routier de
marchandise qui pert chaque jour des parts de marché 4) La mutation de ce métier qui en 20 ans a changé
radicalement 5) La division des représentants des employeurs sur le
besoin en qualification des conducteurs La conclusion de la séance du mois
de juin 2005 semblait aller vers une filière commune « Logistique et transport » : Avec 2 CAP : -AEM (Déjà
existant) et Conduite routière (A réécrire) Avec un seul BEP : « De
découverte de ces métiers » (A écrire) Avec 4 Baccalauréat professionnels
(ou un Baccalauréat à 4 Dominantes) : -
Le Bac pro
Exploitation (existant) -
Le Bac pro Logistique (existant) -
Le Bac pro « Transport de marchandise » (A
écrire) -
Le Bac pro « Transport de voyageurs » (A écrire)
A cette séance du 25 octobre 2005
il semble cette fois qu’il faudrait s’orienter vers une séparation du Transport
de la Logistique Donc on ne touche pas pour le moment aux CAP, BEP et
Baccalauréat professionnel « Logistique ». On ne toucherait pas non
plus au baccalauréat professionnel « Exploitation des transports »
qui resterait tout seul sans BEP « vivier ». Et en ce qui concerne le CAP Conduite Routière et du BEP
Conduite et Service dans le Transport Routier (2 diplômes vieux de 15 ans et
qui tous les deux débouchent sur le métier de Conducteur Routier sans permettre
de poursuite d’étude puisqu’il n’y a pas de Baccalauréat « derrière ».
Ils seraient tout simplement réactualisés » !!! . Pour ce faire, le secrétariat des CPC va demander au
ministre , par lettre , une dérogation pour maintenir 2 diplômes de même niveau
(V) , pour un même métier, dont un BEP qui resterait à finalité
professionnelle. 17e CPC – Tourisme,
Hôtellerie, Restauration Représentant SNETAA EIL :
Stéphane DOUAY Réunion
du 1er décembre 2005 « BATAILLE DE
CHEFS : L’AILE OU LA CUISSE ? » De
nombreux journaux se sont fait l’écho de la controverse au sujet du CAP Cuisine
rénové. : les travaux de rénovation de ce diplôme ont commencé il y
plusieurs années ; cette rénovation a été actée lors des différentes
réunions de la 17e CPC (sur ce point précis, la dernière date de
janvier 2004). Il semblerait soudainement
qu’une bataille de chefs se mette en place : la cuisine traditionnelle
serait menacée et par là même, un des éléments fondamentaux de notre culture
nationale !!! Pourquoi ? Le référentiel
des activités professionnelles intègre toujours la formation à la cuisine
traditionnelle. Néanmoins, le référentiel de certification (épreuves sur
lesquelles les élèves seront évalués) ne porterait plus sur des points de la
cuisine traditionnelle (ont été supprimées notamment : le découpage du
canard, le flambage des fruits, la décoration florale…) mais sur l’utilisation
de produits semi-élaborés et/ou surgelés. Cette relecture des contenus de
formation et d’évaluation n’avait pas semblé posé de problème fondamentaux aux
professionnels en 2004 lors de la réunion de la 17e CPC et les
grands groupes qui s’affrontent aujourd’hui ne paraissaient pas en complet
désaccord. Notons qu’ils appartiennent tous les deux à l’UMIH (Union des
Métiers et des Industries de l’Hôtellerie), mais que l’un d’entre eux
représente le Groupement National des Chaînes (Sodexho, Flunch, Flo…). Doit-on rappeler à ces messieurs
qui fustigent l’éducation nationale que c’est le représentant des enseignants
du SNETAA EIL, Franck BIZAGUET, qui a soulevé le problème des unités contenues
dans le référentiel de certification et qu’il a proposé un vote en CPC sur ce
point ? Doit-on aussi leur rappeler que tous nos élèves n’iront
pas travailler chez BOCUSE, TROIS GROS et/ou chez POURCEL, surtout si ce sont
des filles ? y compris si nous sommes d’accord sur le fait que
l’apprentissage des traditions culinaires ne doit pas être abandonné. Lors de
la réunion du 1er décembre, les défenseurs de la cuisine
traditionnelle ont précisé qu'une table ronde allait avoir lieu prochainement
entre les représentants des patrons et salariés pour rediscuter des
modifications du CAP Cuisine. Ils ont évoqué dans les communiqués de presse
qu’ils souhaitaient la création d’une mention complémentaire « cuisine
traditionnelle », voire la création de deux CAP distincts, et/ou création
d’un CQP (Certificat de Qualification Professionnelle). Ces propositions ne sont-elles
pas dangereuses et préjudiciables pour nos élèves et pour l’enseignement
professionnel, d’autant que certains éléments de fond ne sont pas pris en
compte dans les discussions ? Par
ailleurs, il ne faut pas confondre contenus de formation et évaluation :
les points de référentiels retirés des évaluations n'empêchent pas de les
enseigner et ils doivent l’être puisqu’ils font partie du référentiel des
activités professionnelles. Enfin,
il est un élément à prendre en compte mais qui est souvent occulté dans les
discussions : il existe un CAP en 2 ans pour 2 niveaux d'élèves : les 3ème
issus de SEGPA, EREA, 3ème Techno...etc : élèves avec des difficultés
importantes tant au niveau scolaire qu'au niveau social. D'un autre côté, les
élèves de 3ème qui ont un bon niveau mais une envie de travailler rapidement et
d'avoir une formation uniquement professionnelle spécifique et non polyvalente. Bien évidemment, les élèves
d'un bon niveau en CAP sont généralement redirigés en BEP et ainsi suivent une
formation polyvalente les obligeants à poursuivre en Bac Pro alors qu’ils sont
plus motivés par la formation professionnelle spécifique. |