Paris
le 5 novembre 2001
Le
ministre de l'éducation nationale
à
Monsieur le secrétaire général du
SNETAA
74, rue de la fédération
75739 PARIS
Monsieur
le Secrétaire Général,
Je vous prie de bien vouloir trouver
ci-joint un projet de note d’orientation relative au lycée des métiers. Ce
document, destiné à en faciliter la mise en place, explicite ses
caractéristiques et les procédures qui permettront sa reconnaissance.
Je vous remercie de me faire parvenir pour le 12 novembre
prochain les observations que ce texte appelle de votre part, afin de pouvoir
procéder aux ajustements nécessaires en vue de sa parution au bulletin officiel
de l’éducation nationale.
Je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire Général,
en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
PJ : note d’orientation sur le lycée des
métiers.
NOTE D'ORIENTATION SUR LE LYCEE DES METIERS
Le lycée des métiers s'inscrit dans l'objectif général qui vise à renforcer
la synergie entre les voies de formation, notamment professionnelle et
technologique, à clarifier l'offre de formation académique et à la rendre plus
cohérente, à accroître la qualité pédagogique et éducative des établissements.
Il appartient donc aux recteurs, en collaboration avec les régions, d'inciter
et d'aider les établissements à mettre en place ou à conforter les modalités de
fonctionnement qui caractérisent le lycée des métiers, afin de leur permettre
de devenir des vecteurs de la formation tout au long de la vie et d'être des
outils essentiels de la professionnalisation et de l'insertion des jeunes et
des adultes.
La présente note
d'orientation a pour objet de présenter les caractéristiques du lycée des
métiers et le processus qui fonde sa reconnaissance. Elle apporte des
précisions sur les fonctions spécifiques et les caractéristiques du lycée des
métiers, au delà des missions dévolues à tout établissement public local
d'enseignement qui ne sont donc pas rappelées ici :
Le lycée des
métiers est un établissement dont l'identité est construite autour d'un
ensemble cohérent de métiers d'un même secteur professionnel (métiers de la
vente, de l'hôtellerie, de l'automobile...), de métiers connexes
(habillement/industrie textile, art textile et mode ; maintenance de véhicules
et d'engins divers...) ou complémentaires (métiers de la mer, métiers de
l'habitat, ...).
Ø
Le lycée des métiers est le point
d'appui d'une évolution ambitieuse de la carte des formations académiques. Il
relève d'une démarche stratégique du recteur visant à mieux identifier et à
rénover l'offre de formation des établissements et à structurer de manière plus
cohérente le maillage territorial en lien étroit avec la Région.
Ainsi, sous l'impulsion du recteur, se met en place une démarche qualité
qui s'inscrit :
-
dans les projets d'établissement,
-
dans une logique de bassins d'éducation
'et de formation car le lycée des métiers doit renforcer la coopération entre
établissements,
-
dans un partenariat étroit avec la
région car la démarche lycée des métiers contribue à l'élaboration des plans
régionaux de développement de la formation professionnelle des jeunes (PRDFPJ).
II fait l'objet d'un label dont les caractéristiques et la procédure
d'attribution figurent en annexe du présent document. L'attribution du label
vise à encourager tous les établissements à s'engager dans la démarche
pédagogique et partenariale du lycée des métiers. Ainsi, le label peut être
attribué à l'établissement pour tout ou partie de son offre de formation. Un
établissement peut également être labellisé, même s'il ne répond pas seul aux
exigences du cahier des charges, dès lors qu'il présente un accord de
coopération avec un ou plusieurs EPLE, EPLEA ou établissements d'enseignement
supérieur. De ce fait, le label permet de reconnaître la pertinence de
coopérations entre établissements capables de répondre ensemble au cahier des
charges.
La labélisation du lycée des métiers associe les trois partenaires
essentiels que sont l'autorité académique, la région et la ou les branches
professionnelles concernées. Leurs contributions, de nature différente, sont
essentielles pour initier, développer, promouvoir le lycée des métiers et
conforter la mise en cohérence de la « voie des métiers ».
I ‑ Le lycée des métiers : une synergie au
service des parcours de formation
Ø
Des activités favorisant l'éducation au
choix
Le lycée des métiers prend une part active dans le recrutement de ses différents
publics en collaboration étroite avec les CIO et les partenaires du réseau
public d'insertion. II organise des actions à l'intention des élèves, en
particulier des collèges, des enseignants et des chefs d'établissement du
bassin d'éducation pour promouvoir les métiers et les formations
professionnelles et préparer les jeunes à un choix motivé.
Ø
Des parcours et des modalités de
formation diversifiés
Le lycée des métiers, qui accueille des publics de la formation initiale et
de la formation continue, rapproche des formations professionnelles et des
formations technologiques. Seul ou en coopération, il assure la préparation aux
différents diplômes professionnels qualifiants de niveau V, IV et III.
S'agissant du niveau II, il a vocation à être opérateur de formation pour la
préparation d'une licence professionnelle délivrée par une université.
L'offre et les modalités de formation sont diversifiées et personnalisées
pour répondre à l'origine et aux besoins des publics accueillis ainsi qu'aux
qualifications attendues. Ainsi, le lycée des métiers :
-
reçoit des lycéens, des apprentis et
des étudiants en formation initiale, ainsi que des stagiaires ou des salariés
en formation continue;
-
offre des cursus professionnels adaptés
pour des élèves désirant se réorienter vers la voie professionnelle ou
technologique et pour des jeunes en rupture de scolarité ; ces cursus prennent
en compte les acquisitions antérieures des élèves sur la base d'un
positionnement pouvant conduire à adapter la durée et les modalités de la
formation ;
-
met en oeuvre des pédagogies originales
pour ces différents publics (démarche inductive, pédagogie de l'alternance,
individualisation... ) ;
-
prépare l'insertion professionnelle aux
différents niveaux de qualification;
-
peut offrir également dans sa propre
structure pédagogique, ou en coopération avec un ou d'autres EPLE, des classes
de la voie générale dès lors qu'elles sont en lien avec les filières qu'il
propose (par exemple des classes de la série L avec un « enseignement de
spécialité arts » dans un lycée des métiers d'art, de la série ES dans un lycée
des métiers du tertiaire, ou de la série SI dans un lycée des métiers de
l'industrie), ainsi que des classes préparatoires relevant de la voie
technologique; le cas échéant, il peut enfin dispenser des formations agricoles
et maritimes complémentaires de ses filières.
La fluidité entre la voie technologique et la voie professionnelle s'en
trouve facilitée; le lycée des métiers constitue une réponse pragmatique pour
construire des itinéraires personnalisés de nature à valoriser chaque individu.
Ø
Des passerelles pour permettre la
fluidité des parcours
Le lycée des métiers permet de combiner la préparation de diplômes selon
des parcours diversifiés.
II favorise notamment l'accueil d'élèves de la voie professionnelle en 1ére
d'adaptation ou en 1ère année d'une section de technicien supérieur
ou l'accueil .dans une classe préparatoire à l'enseignement supérieur.
II facilite l'accès à une filière professionnelle des élèves pour lesquels
la seconde de détermination n'apparaît pas comme une voie de réussite.
Le lycée des métiers renforce la lisibilité et l'attractivité des métiers
auxquels il prépare au sein d'un bassin d'éducation et d'une académie. II
clarifie l'offre de formation par un maillage cohérent du territoire.
L'offre de formation du lycée des métiers favorise la définition des
orientations du plan académique, contribuant ainsi à l'élaboration du PRDFPJ
avec la Région.
En effet, si les initiatives locales des lycées s'avèrent fondamentales
pour ancrer l'offre de formation dans les territoires, il n'en demeure pas
moins essentiel de les inscrire dans une stratégie académique en référence au
PRDFPJ.
Dans cette perspective, les conseillers techniques (notamment DAET, DAFCO,
CSAIO), l'inspection générale de l'éducation nationale, l'inspection générale
de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche, ainsi que les
corps d'inspection territoriaux, constitueront auprès du recteur d'académie une
équipe d'animation et de développement de la voie des métiers.
Comme pour tout EPLE, l'attractivité du lycée des métiers s'exerce
également au travers de la qualité de l'environnement éducatif qu'il peut
proposer aux publics accueillis ; dans ce domaine, il doit viser
l'excellence :
-
en développant des activités
d'ouverture vers l'extérieur qui enrichissent les formations dispensées, par
exemple dans les domaines de l'art et de la culture, du sport, des échanges
internationaux et notamment européens (stages à l'étranger, sections
européennes, attestation « europro »...) et de l'éducation citoyenne
;
-
en encourageant les activités péri
éducatives susceptibles de développer ou promouvoir l'autonomie, la
responsabilité et l'éducation citoyenne des lycéens ;
-
en favorisant les conditions d'accueil
et de vie lycéenne par une offre de services destinée à faciliter la vie quotidienne
dans l'établissement: mise à disposition de locaux de réunions, de foyers,
d'une maison des lycéens ;
-
en facilitant l'accès à un service de
santé et de prévention sociale ;
-
en offrant, en complémentarité avec les
actions de formation, un accompagnement personnalisé des publics accueillis:
par exemple sous forme de tutorat ou parrainage pour les élèves en risque de
rupture de formation, ou en difficulté d'intégration à leur entrée dans
l'établissement, ou sous forme d'accompagnement vers l'emploi pour les publics
en fin de formation.
Le lycée des métiers apporte une réponse adaptée, pour un champ
professionnel homogène, aux besoins en formation professionnelle continue
émanant des individus et des entreprises du territoire concerné (formation,
ingénierie, bilan, conseil...). Cette réponse repose sur les potentialités du
lycée, s'inscrit dans la stratégie du Greta dont le lycée est membre et
contribue ainsi au développement local.
La place accordée à la formation continue des adultes par le lycée des
métiers, en offrant des occasions de rencontres et d'échanges entre jeunes et
adultes, contribue à la socialisation des élèves et à la construction de leur
identité professionnelle. Elle permet aussi aux enseignants de mettre en couvre
des pratiques pédagogiques originales qui, pour partie, peuvent être
réinvesties avec le public de la formation initiale (positionnement,
individualisation...).
En coordination étroite avec les services académiques concernés, en
particulier DAVA et DEC, le lycée des métiers concourt au dispositif académique
de validation des acquis de l'expérience, notamment pour les diplômes qui
constituent son offre de formation.
II assure ainsi au public un service de proximité et des prestations qui
permettent à toute personne y ayant droit d'accéder à la validation de ses
acquis en vue de l'obtention d'un diplôme national :
-
accueil des personnes souhaitant
bénéficier des dispositions relatives à la validation des acquis de
l'expérience et information sur le champ d'application de ces dispositions ;
-
conseil individualisé sur les diplômes
nationaux accessibles par la validation des acquis ;
-
aide pour la constitution du dossier.
-
accompagnement (conseil et aide
méthodologique) des bénéficiaires, en lien avec des professionnels (CET ...)
Par ailleurs, afin d'assurer un fonctionnement souple et efficace de la
procédure, il peut contribuer à l'organisation administrative et pédagogique de
la validation des acquis professionnels en liaison avec les services chargés
des examens et concours et ceux chargés de la coordination académique de la
validation des acquis.
II ‑ Le lycée dés métiers : un acteur majeur du développement local
et régional
Le lycée des métiers, par sa fonction sociale et économique, est destiné à
jouer un rôle majeur dans le développement durable des territoires, aussi bien
au plan régional qu'au plan local.
Les relations avec les différents partenaires ainsi que les actions que le
lycée des métiers engage avec les milieux économiques doivent s'inscrire dans
une stratégie clairement définie figurant dans le projet d'établissement. .
Dans cette perspective, il convient d'établir des relations étroites avec
les acteurs territoriaux : les entreprises et leurs représentants régionaux,
les collectivités territoriales, notamment la région, mais aussi les
organisations infra régionales, à l'instar des structures intercommunales, des
pays et des agglomérations, qui jouent un rôle essentiel au plan local. .
Une importance toute particulière doit être accordée P la place que le
lycée des métiers est appelé à occuper dans l'espace régional. En effet, il lui
revient à la fois de contribuer à la réalisation du projet académique défini
par le recteur et de s'inscrire dans le projet économique, social et culturel
de la région. Elle joue un rôle moteur dans l'aménagement du territoire et du
développement régional. De ce fait, le lycée des métiers, qui apporte une
contribution significative tant à la réalisation du PRDFPJ qu'à la dynamique du
développement territorial, s'inscrit comme l'un des acteurs associés aux
travaux engagés par la collectivité territoriale dans le domaine de la
formation.
La qualité et la performance de la < voie des métiers > impliquent
des échanges, une collaboration et une association active entre le monde
éducatif et le monde professionnel. De ce fait, les relations avec les
entreprises, les organisations professionnelles, les clubs d'entreprises et les
groupements d'employeurs constituent bien évidemment le cœur du partenariat
pour le lycée des métiers. Le lycée des métiers est également susceptible
d'offrir au milieu économique local un appui technologique et professionnel de
proximité en vue d'aider, de soutenir, voire de dynamiser l'activité économique
des territoires.
Le lycée des métiers s'inscrit dans un partenariat souvent concrétisé par
des conventions avec les branches professionnelles ou des accords cadres avec
des entreprises de dimension nationale. Les grands axes de travail décidés dans
les conventions et accords nationaux se traduisent ainsi par de multiples
activités répondant aux besoins locaux des territoires.
Afin de donner plus de visibilité, de cohérence et d'efficacité à cette
collaboration, il conviendra de mettre en place au sein du lycée des métiers
une instance permanente s'appuyant sur le conseil de perfectionnement afin de
permettre un meilleur pilotage. Elle favorisera l'émergence d'un partenariat de
qualité, prenant en compte les particularités locales.
Grâce à ses ressources humaines et à la performance de ses équipements, le
lycée des métiers constitue un vecteur d'innovation qui peut bénéficier aux
entreprises environnantes, notamment les petites et moyennes entreprises et les
très petites entreprises.
Le lycée des métiers est appelé à développer toutes formes de coopérations
technologiques. Ainsi, des activités pédagogiques réalisées par les élèves et
les étudiants peuvent aboutir à de véritables transferts de technologie au
profit des entreprises (ex. essais en laboratoire, amélioration de process,
accompagnement dans l'intégration de nouvelles technologies et, de façon
générale, toute résolution d'un problème technique). Ces actions font l'objet
d'une convention entre le lycée et l'entreprise et peuvent être financées dans
le cadre de la procédure des objets confectionnés.
Le lycée des métiers peut également assurer, soit par voie de convention
avec les entreprises, soit au sein de groupements d'intérêt public, des
prestations à titre onéreux en vue de réaliser des actions de transfert de
technologie.
Le lycée des métiers a vocation à constituer un centre de ressources pour
le tissu économique local environnant. Il peut en outre fédérer ses ressources
avec d'autres centres de formation ‑ lycées, universités et leurs instituts
et écoles, écoles d'ingénieur, etc. ‑et des partenaires économiques afin
de constituer une plate-forme technologique.
La constitution, désormais possible, d'un GIP transfert de technologie est
aussi susceptible de permettre au lycée des métiers de se doter de la structure
adaptée au développement des coopérations et des prestations technologiques.
Afin de favoriser la cohérence de la politique publique en matière de
formation et d'insertion professionnelle, le lycée des métiers s'inscrit dans
la démarche de développement des relations avec les instances du service public
de l'emploi (DDTEFP, agence locale de l'emploi, mission locale... ) impulsée
par les autorités académiques. II s'affirme dans ce cadre comme un élément
actif de la mise en oeuvre de la politique nationale en faveur de l'emploi et
de la lutte contre les exclusions.
En outre, les relations avec les organismes participatifs de développement,
comme les comités de bassin d'emploi et les comités d'expansion et, en région,
avec les commissariats de la délégation à l'aménagement du territoire et à
l'action régionale (DATAR) s'avèrent précieuses pour favoriser les échanges
avec le milieu socio‑économique.
Plus généralement, il convient d'élargir les échanges avec d'autres
acteurs, experts ou promoteurs régionaux du transfert de technologie et de
développer des relations avec diverses structures régionales (centres
techniques, de ressources, d'innovation, de transfert...) mises en place par
les services de l'Etat.
Les délégués régionaux à la recherche et à la technologie (DRRT) placés
auprès des recteurs d'académie contribueront au développement de telles
synergies.
III ‑ Le lycée des métiers : un label qui concerne l'ensemble des
établissements
La démarche lycée des métiers est centrée sur la qualité de l'offre de
formation et des services rendus aux usagers.
Reposant sur une dynamique d'établissement,‑elle prend tout son sens
dans le cadre d'un projet concerté entre l'Education nationale, la Région et
les branches professionnelles. Ce partenariat d'engagement se conclut par la
signature d'une charte qualité.
Le label « lycée des métiers » est attribué pour cinq ans à tous
les établissements qui répondent aux exigences définies par le cahier des
charges figurant en annexe I. II est reconductible.
Ce document définit les, critères auxquels doit se conformer
l'établissement qui souhaite obtenir le label « lycée des métiers ».
II distingue parmi ces caractéristiques celles qui sont considérées comme
indispensables et celles qui sont souhaitables.
Le cahier des charges ne précise pas les indicateurs correspondant à
chacune des exigences qui y figurent. II appartient donc aux acteurs
académiques de définir les indicateurs les plus pertinents au regard des
spécificités de l'académie. Ils sont donc à définir par le comité académique de
pilotage mis en place par le recteur, auquel il associe la Région. Son rôle et
les différentes étapes du processus de labélisation sont décrites dans l'annexe
II ci-après.
Il convient de souligner que l'obtention du label marque, pour
l'établissement, une étape dans un processus de progrès marquant la volonté
collective de s'engager dans une démarche permanente de qualité. C'est cette
dynamique que le label « lycée des métiers » a principalement pour
objet de valoriser.
Cahier des charges pour l'obtention du
label « lycée des métiers »
Le présent cahier des charges répertorie et définit les exigences qui
fondent l'appellation « lycée des métiers ». II constitue un document
de cadrage national qu'il convient de développer et de préciser dans chaque
académie en fonction des caractéristiques et des contraintes locales. En
particulier, il appartient aux académies de définir les indicateurs relatifs
aux exigences énoncées dans ce cahier des charges.
EXIGENCESRappel : les indicateurs relatifs à ces exigences sont définis par les
académies |
I
ndispensab
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|
S o u h a i t a b l e |
|
Ø
I - Caractéristiques générales |
|
|
|
1. Identification de l'entité |
X |
|
|
Le label « lycée des métiers » est attribué à une entité qui peut
correspondre à : |
|
|
|
- la voie professionnelle d'un
lycée |
|
|
|
- la voie technologique d'un
lycée |
|
|
|
- une cité scolaire regroupant
lycée professionnel et lycée technologique |
|
|
|
2. Organisation générale de l'entité |
|
|
|
Le lycée des métiers s'organise pour mettre à disposition des publics
accueillis, seul ou en association avec d'autres établissements, des filières
de formation préparant à un ensemble de métiers relevant du même secteur d'activité
économique (ex. : lycée des métiers de l'automobile, lycée des métiers de
l'hôtellerie et de la restauration...) |
X |
|
|
3. Promotion |
X |
|
|
Le lycée des métiers adopte une démarche active de promotion de ses voies
de formation et de recrutement de ses publics |
|
|
|
Ø
II - Partenariat avec la région |
|
|
|
Sous couvert de l'autorité académique, le lycée des métiers : |
|
|
|
- s'insère dans les objectifs
du PRDFPJ et des contrats d'objectifs dans les secteurs professionnels
correspondant aux filières de formation qu'il accueille |
X |
|
|
- propose l'adaptation de son
offre de formation aux évolutions démographiques, sociales et économiques de
son environnement |
X |
|
|
- développe des activités
pédagogiques et éducatives (en particulier en matière d'insertion) permettant
à la fois de répondre aux besoins des publics accueillis et de contribuer à
l'animation du territoire dans lequel il s'inscrit |
X |
|
|
- procède annuellement à un
état des lieux détaillé de ses locaux et de ses équipements, qu'il communique
à la région en vue de permettre la programmation de leur maintenance, de leur
renouvellement et de leur développement |
X |
|
|
- informe la région des
partenariats qu'il développe avec le monde économique |
|
X |
EXIGENCESRappel : Les indicateurs relatifs à ces exigences sont définis par les académies |
Indispensab
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|
Ø
III - Partenariat avec le monde professionnel |
|
|
|
1. Axes de partenariat |
|
|
|
Le lycée des métiers entretient des relations étroites avec le monde
professionnel et les partenaires locaux (DDTEFP, collectivités locales...)
sur les axes suivants : |
|
|
|
- veille technologique |
|
X |
|
- connaissance des évolutions
des métiers et du marché de l'emploi |
X |
|
|
- gestion de l'alternance en
formation |
X |
|
|
- accompagnement vers l'emploi |
X |
|
|
- développement local |
X |
|
|
- transfert de technologie avec
les PME |
|
X |
|
2. Constitution d'une documentation |
|
|
|
- II dispose d'une information
de base sur les métiers concernés et les met à disposition des enseignants et
des publics accueillis |
X |
|
|
- II recueille; traite et actualise les données relatives à l'évolution
technologique, à l'environnement économique et à l'insertion professionnelle |
|
X |
|
|
|
|
|
Ø
IV - Formation |
|
|
|
1. Accueil |
|
|
|
Le lycée des métiers accueille des publics de statuts différents |
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|
|
- élèves |
X |
|
|
- adultes en formation continue |
X |
|
|
- apprentis |
|
X |
|
- étudiants |
|
X |
|
2. Organisation pédagogique |
|
|
|
Elle permet : |
|
|
|
- une gestion souple des temps
de formation (adaptée aux besoins pédagogiques: PPCP, ECJS, classe à PAC... ) |
X |
|
|
- l'établissement de
passerelles |
|
|
|
• entre voie
professionnelle et voie technologique |
X |
|
|
• entre voie
technologique, voie professionnelle et enseignement supérieur |
|
X |
|
- une entrée en formation à
différents moments de l'année, dans le cadre de la formation continue et des
actions de la mission générale d'insertion |
X |
|
|
- le mixage de publics de
statuts différents (élèves + apprentis et stagiaires de la formation
continue) dans des formations de niveau IV et au delà |
|
X |
|
- l'adaptation des parcours de formation pour les cursus adaptés des lycées professionnels, les actions MGI, les formations d'adultes à partir d'un diagnostic initial obligatoire des acquis et des besoins du public accueilli |
X |
|
|
3. Modalités de formation |
|
|
|
- accompagnement personnalisé
(tutorat, parrainage) pour les publics en risque de rupture de formation |
X |
|
|
- développement de pratiques
pédagogiques personnalisées |
X |
|
|
- développement de
l'utilisation des TICE |
|
X |
|
- mise en place de formations à
distance pour les publics de la formation continue |
|
X |
EXIGENCESRappel : Les indicateurs relatifs à ces exigences sont définis par les académies |
Indispensab
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|
Ø
V - Vie lycéenne et services associés |
|
|
|
Le lycée des métiers |
|
|
|
- met à disposition des publics
accueillis des locaux de réunions, de convivialité et de détente |
X |
|
|
- organise, avec les
collectivités territoriales, les transports et l'hébergement des publics qui
le souhaitent |
|
X |
|
- se dote d'équipements
permettant l'adaptation des postes de travail pour les publics handicapés |
|
X |
|
- facilite l'accès des publics
accueillis à un service de santé et de prévention sociale |
X |
|
|
Ø
VI - Ouverture sur l'extérieur |
|
|
|
Le lycée des métiers développe, au bénéfice des publics accueillis, des
activités qui enrichissent les formations dispensées, par exemple sur un ou
plusieurs des champs suivants : |
|
|
|
- arts et culture |
X |
|
|
- sport |
X |
|
|
- échanges avec des pays
étrangers, notamment avec les pays membres de l'Union européenne |
|
X |
|
- ouverture de sections
européennes |
|
X |
|
- préparation dé l'attestation
europro |
|
X |
|
Ø
VII - Validation des acquis professionnels |
|
|
|
- Le lycée des métiers assure
une information sur la validation des acquis professionnels |
X |
|
|
- Le lycée dés métiers assure
l'accompagnement des personnes |
|
X |
|
- Le lycée des métiers contribue
à l'organisation administrative et pédagogique de la validation des acquis |
|
X |
I - Au niveau de l'académie
Un dispositif pour l'accompagnement des structures et l'attribution du
label est mis en place dans chaque académie sous l'autorité du recteur qui
nomme à cette fin un chef de projet.
Le dispositif d'accompagnement et de labélisation comprend :
-
un comité académique de pilotage,
présidé par le recteur, chargé :
• d'impulser la démarche, de suivre et de
valider son déroulement,
• d'arrêter le cahier des charges académique, en définissant les indicateurs relatifs aux exigences figurant dans le cahier des charges présenté en annexe I,
• de statuer sur les propositions d'attribution du label au regard des rapports d'audits.
-
Des représentants du conseil régional
et des milieux professionnels sont associés à ce comité. Le cas échéant,
d'autres collectivités territoriales peuvent y être représentées.
-
un groupe académique projet, groupe de
travail technique chargé :
• de l'animation opérationnelle,
• de l'accompagnement des établissements dans
leur démarche de mise en conformité,
• de la formalisation des travaux qu'il soumet au groupe de pilotage.
-
Des représentants de la Région
(éventuellement d'autres collectivités territoriales), des milieux
professionnels ou des experts externes sont invités en tant que de besoin aux
travaux de ce groupe.
- un groupe d'auditeurs formés à l'audit qualité.
Afin de légitimer, de promouvoir et de développer le label « lycée des métiers » dans et hors l'école, il est nécessaire d'associer aux auditeurs internes :
• des experts ou personnalités externes au
système éducatif,
• des partenaires de la formation
professionnelle,
• le cas échéant, des représentants d'académies voisines.
II - Au niveau de l'établissement
Tous les lycées offrant des formations professionnelles et/ou
technologiques sont invités à s'inscrire dans la démarche de labélisation dont
les principales étapes sont les suivantes :
L'équipe de direction de l'établissement pilote :
-
l'organisation d'une information des
personnels, incluant la présentation du cahier des charges académique,
-
la constitution d'une équipe projet,
-
l'analyse du potentiel de
l'établissement au regard du cahier des charges,
-
l'élaboration du projet de
labélisation,
-
la présentation du projet au conseil
d'administration,
-
la demande officielle de labélisation
auprès du recteur,
-
la préparation de l'audit.
L'audit est
réalisé par des auditeurs qualifiés extérieurs à l'établissement. Les auditeurs
examinent le projet de labélisation au regard des exigences et des indicateurs
du cahier des charges académique. Une 3ème colonne adjointe au
tableau des exigences du cahier des charges peut constituer, pour les
auditeurs, un outil pour le repérage des engagements ou des axes de progrès.
Au cours dé
l'audit, l'établissement explicite aux auditeurs les dispositions qu'il a
prises pour être en conformité avec le cahier des charges et fournit des
éléments de preuve de cette conformité.
Les résultats de
l'audit sont transmis au comité académique de pilotage qui statue sur la
demande de labélisation.
L'établissement
labellisé s'engage à se conformer aux exigences indispensables figurant dans le
cahier des charges et à mettre en oeuvre certaines actions complémentaires
négociées avec le comité académique de pilotage. Cet engagement prend la forme
d'un document co‑signé par le recteur, le représentant du conseil
régional, un ou des représentant(s) du secteur professionnel concerné(s) et le
chef d'établissement.