CONSEQUENCES DE LA LOI DE MOBILITE Alors que la loi de mobilité votée en août 2009 et approuvée par certains syndicats (eh oui !) a été présentée comme une formidable possibilité de mobilité supplémentaire, les décrets et conséquences ne montrent que dérives et volonté de faire exploser le statut de fonctionnaire. Il y a eu le décret sur la réorientation professionnelle dans un premier temps, donnant des possibilités supplémentaires de licencier des fonctionnaires et rompant ainsi avec la sécurité de l’emploi tant décriée ces derniers temps. Est sorti ensuite le décret sur l’appréciation professionnelle, prévoyant la mise en place progressive de la rémunération au mérite dans la fonction publique. On voit mal en quoi cette loi est une avancée ! Ingénieux pour le gouvernement qui veut en finir avec la fonction publique, ce qui lui permet de sortir cette ligne de son budget, et ainsi de juguler le déficit public. Les conséquences de cette loi ne se sont pas fait attendre. En effet, les agences d’intérim, qui étaient dans les starting-blocks, ont sauté sur la formidable occasion ! Certaines administrations, dont des établissements d’enseignement, ont déjà eu recours à une agence d’intérim pour pourvoir des postes. Exit les contractuels, bonjour les contrats de droit privé ! Eric Woerth, lorsqu’il était encore Ministre du Budget, déclarait que l’intérim représentait « moins de précarité pour les personnes concernées ». Qui va encore croire aujourd’hui à la titularisation des contractuels, pourtant annoncée par le Président de la République lui-même à un enseignant PLP lors d’un débat télévisé ???!! Mais tout de même, tout cela n’est-il pas un énorme non sens ? D’un côté, le gouvernement supprime à tours de bras des postes de fonctionnaires (rappelons que la Cour des Comptes a épinglé cette gestion !) et de l’autre, des postes sont à pourvoir faute de fonctionnaires… Avec l’entrée des contrats de droit privé et les agences d’intérim dans la Fonction Publique, qui doute encore de la fin du statut et de la privatisation à outrance des services publics ? Et l’intérêt du public dans tout ça ? Qu’en fait-on ? Le SNETAA-eiL appelle à l’action unitaire pour faire face à ce démantèlement sans précédent des corps de la Fonction Publique et des services publics.
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