RECONNAISSANCE DES QUALIFICATIONS HORS UNION EUROPEENNE On connaît le système ECVET que l’Union Européenne veut mettre en place par rapport à l’enseignement et à la formation professionnelle. L’Union pour la Méditerranée veut aussi son système de transfert et de reconnaissance des qualifications. Assurer la transférabilité des qualifications d’un pays à l’autre et en garantir la reconnaissance dans les 44 pays de l’Union pour la Méditerranée (UpM), telles ont été les ambitions affichées lors du premier Forum euro-méditerranéen de l’enseignement technique et de la formation professionnelle organisé le 18 décembre dernier à Marseille, dans le cadre du Processus de Bologne. L’objectif est là encore de favoriser la mobilité professionnelle dans la zone euro-méditerranéene et aussi de renforcer les qualifications et les compétences des travailleurs de cette zone, pour assurer une modernisation de l’économie et une meilleure compétitivité dans cette économie mondialisée. Quelles décisions prises lors du forum ? • Développer des outils de prospective pour garantir une meilleure adaptation des formations aux besoins économiques de la région. • Partager les bonnes pratiques. • Moderniser les systèmes d’enseignement et de formation professionnelle. Le Forum ayant reconnu l’importance essentielle de l’enseignement et de la formation professionnelle, l’expérience sera reconduite. Ce Forum n’était donc que « le premier d’une longue série » selon Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat français chargé de l’Emploi. Dans la difficulté de mettre en place ce genre d’outils, une harmonisation avec les outils existants serait souhaitable. N’oublions toutefois pas que le développement d’outils de reconnaissance des diplômes n’est pas LA seule réponse à la revalorisation du secteur. Ici aussi se posent les mêmes questions que pour la mise en place des ECVET : - qui dispensera les enseignements (il ne faudrait pas que ce souci d’harmonisation ouvre la voie à la libéralisation du secteur…) - selon quels critères les qualifications seront-elles transférables et reconnaissables ? - qui décidera de ces critères ? - qui validera les transferts ? Rappelons enfin que la mobilité, si elle est indéniablement un plus dans toute formation et un droit, ne doit pas empiéter sur le droit des citoyens à allier leur vie personnelle et familiale à leur vie professionnelle. Marjorie ALEXANDRE , Secteur International, SNETAA, janvier 2009. (Source : dépêche AEF n° 106657 du 19 décembre 2008 et ue2008.fr)
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