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Vous
trouverez ci-dessous la déclaration du SNETAA à l’ouverture de la CAPN des PLP. (avril 2005) Jamais
le mouvement n’a été aussi difficile. La déconcentration a de graves
conséquences, jamais atteintes pour les PLP.
Le SNETAA a raison de revendiquer le retour à un mouvement national pour les PLP. D’autres
syndicats (SGEN, UNSA) sont favorables à la déconcentration et vous voyez le
résultat catastrophique. Certains
syndicats, faisant fi de la déontologie, ont diffusé des informations à partir
des documents préparatoires. C’est une attitude
irresponsable vis-à-vis des collègues et n’est pas dans les pratiques du SNETAA-EIL. La
déconcentration c’est bien la privation du droit à mobilité Cette formule que le
SNETAA utilise depuis 1999, en matière de mouvement inter-académique,
a encore plus de force et de vérité en 2005. Jamais nous n’aurons connu une telle
régression en matière de droit à mutation
et nous contestons à juste titre le brutal cadre de gestion qui nous est
imposé. Au risque de nous
répéter, et parce que c’est notre conviction profonde, le SNETAA était et reste
favorable à un mouvement et un recrutement national des Professeurs de Lycée
Professionnel. C’est une garantie réelle pour
l’Education Nationale et une nécessité encore plus grande dans le cadre
spécifique de l’Enseignement Professionnel public
et laïque. Si le SNETAA est
majoritaire à la CAPN des PLP depuis près de quatre décennies c’est bien parce
qu’il a toujours défendu les mêmes
principes et les mêmes valeurs. La confiance accordée par les personnels
atteste qu’ils ont principalement fait ce même choix renouvelé. Le 6 Décembre
2005 sera de nouveau un moment important, un moment essentiel de choix pour les
PLP lors des élections professionnelles : confirmer majoritairement leur
volonté de défendre leur métier, sa
spécificité, le droit contre l’arbitraire et la déréglementation, défendre et
promouvoir notre corps, notre statut, nos conditions de travail et
l’enseignement professionnel public et laïque. Grâce au SNETAA-eiL existe un mouvement spécifique national, tant pour
les postes spécifiques PLP que pour le mouvement ou le Recrutement des PLP
chefs de travaux. Pour autant nous sommes opposés aux «postes à profils» locaux.
Sous la responsabilité de l’Inspection Générale ces mouvements spécifiques
(quand les académies ne font pas de rétention de postes) font preuve de la
qualité attendue pour les besoins spécifiques à couvrir dans le cadre d’un
vivier national. Le SNETAA y tient et demande avec force le maintien de ce cadre nécessaire
et indispensable pour les postes et les fonctions spécifiques. En matière de PLP
chefs de travaux le SNETAA attend la tenue prochaine d’un groupe de travail au Ministère pour faire réouvrir le dossier de cette fonction : recrutement, horaires,
cadre unique de fonction, formation, indices, hors
classes, ATCT, gestion… afin de rendre attractive une fonction nécessaire. Mais
le SNETAA n’est pas favorable à la négation de la spécificité PLP et refuse
l’indifférenciation des postes attribués aussi bien à des PLP ou des Certifiés
ou agrégés. Pour ce qui concerne
le MNGD (Mouvement National à Gestion Déconcentré) 2005 nous dénonçons tous les cadres imposés
qui conduisent à une réelle privation du droit à mobilité des PLP en
particulier : - Lorsqu’il s’agit des
mouvements à destination de Mayotte ou de Nouvelle Calédonie nous observons des blocages de postes
inacceptables pour des «spécificités locales». - Lorsque nous
observons la note de service que nous avons critiquée lors de son élaboration
nous constatons de profonds éléments d’injustice : a) les barèmes sont
profondément modifiés et ne permettent plus d’élaborer une stratégie de
prévision personnelle b) le barème refuse de
reconnaître la situation d’APU pour un stagiaire ce qui
est totalement discriminatoire ! c) discriminatoire
aussi l’interdit de mutation simultanée entre un titulaire et un stagiaire d) inacceptable, le
refus de considérer les enfants en situation de mutation simultanée e) insupportable la
modification des dates de prise en compte des situations familiale f) l’interdit d’examen
de priorité médicale pour les stagiaires constitue aussi une discrimination que nous contestons g) la création des APV
(Affectations Prioritaires à Valoriser), que nous contestons, constitue un
élément inacceptable et contestable
d’arbitraire. Certaines académies
nient les APV d’autres qualifient 40% des postes sous ce label. Ainsi des barèmes
exorbitants APV entraîneront des sorties massives de certaines académies et
priveront les collègues d’autres académies de
leur égal droit à mutation : c’est lamentable et cela ne résoudra pas le besoin de pourvoir les
postes difficiles. Nous réclamons une
réelle réflexion sur ce sujet et non un palliatif inconséquent. De plus les APV
Inter ne seront plus reconnues à l’intra où d’autres APV ou BGI (Barème à
Gestion Individualisé) sont inventées : on est là
dans l’arbitraire et la déréglementation . Nous le contestons. h) l’examen des
priorités médicales et sociales a atteint en 2005 un degré d’ostracisme jamais
rencontré. Nous ne sommes plus dans la gestion humaine mais dans Partir du
préalable que la situation médicale et sociale, estimée
médicalement et socialement prioritaire par le rectorat de départ qui a eu a examiner le dossier, ne doive
pas être étudiée car il n’est pas prévu de «capacité d’accueil» dans cette académie dans la spécialité
correspond à la négation même de la réalité grave attestée. C’est scandaleux ! Et si la pression
syndicale n’avait pas été efficace nous n’aurions même pas pu tenir une
commission pour défendre de graves situations humaines et sociales. i) Pour ce qui
concerne les «capacités d’accueil» nous atteignons le néant du droit et la
négation des élèves et des personnels, surtout pour les PLP.
Là, et nous le contestons au nom des élèves de LP qui ont le droit d’avoir des
professeurs formés-qualifiéstitulaires comme les
autres. Nous constatons qu’il ne s’agit plus que d’une logique budgétaire.
Les PLP, payent la facture des surnombres de certifiés et d’agrégés de
certaines disciplines et dans la
«masse financière» sont contraints à des restrictions de droits d’accès à des académies
même si des postes vacants sont accessibles suite aux départs en retraites ou
créations de postes. C’est inadmissible ! Les documents
ministériels fournis attestent que le taux de précarité n’atteint qu’1,5% en
collège ou lycée mais s’élève à 7,99% en
LP/SEGPA/ EREA pour les PLP. Il y a donc un besoin
important de recrutement de PLP que le SNETAA demande en urgence absolue. Les
PLP sont les réelles victimes de ce cadre : on leur interdit l’accès à une
académie sous prétexte de dépassement budgétaire mais on concède aux certifiés et
agrégés le droit d’accéder à titre définitif à l’intra sur des postes de PLP restés vacants, alors que ces
mêmes PLP n’ont pas pu accéder à cette académie : c’est proprement scandaleux et injuste ! Nous refusons cette
politique comptable qui nie la réalité pédagogique. Donc, sans avoir
abordé tous les points contestables du MNGD, nous refusons cette logique de
privation du droit à mobilité pour les
PLP et demandons un examen particulier des accès possibles aux Académies car
nous savons que des possibilités existent. Le «saupoudrage des précaires» ne
permet que de marquer l’imprévoyance de l’administration en matière de besoins en
formation et d’arriver à des chiffres nationaux équilibrés budgétai-rement. Quand on aborde la
suite du mouvement intra on ne peut qu’être effaré de ce qui se prépare. Nous connaissions déjà
le «mouvement à l’aveugle». Désormais les collèges
découvrent le «mouvement à double aveugle ». En effet quand les collègues formulaient leur demande ils
ignoraient les modalités arrêtées. Maintenant, 31
mouvements intra, 31 féodalités administratives où les critères diffèrent sans
justification : c’est vraiment l’arbitraire
local qui devient le principe de gestion, et nous le contestons, réclamant des
principes identiques partout. Ce double mouvement
inter/intra, régulé, impose de lourdes charges dispendieuses en temps et
finances, tant pour les personnels
que pour les élus du personnel et n’améliore en rien le cadre de gestion. Les
inscriptions ont dû être faîtes un mois plus tôt cette année mais le résultat
de l’inter restera définitif vers le 15 juin : ce
n’est vraiment pas un progrès ! Ce n’est qu’une gestion opaque et arbitraire
qui s’installe. Et le SNETAA
s’exprime clairement contre le MNGD ! |