L’OCDE FAIT PRESSION SUR LA FRANCE POUR QU’ELLE AUGMENTE LE TAUX DE DIPLOMES DE SECOND CYCLE DU SECONDAIRE (décembre 2007) Dans les nouveaux indicateurs sur l’éducation publiés sous le titre de « Regards sur l’éducation 2007 » dont la présentation a été faite en septembre dernier, l’OCDE rappelle la nécessité d’augmenter le nombre de bacheliers en France. Selon Eric Charbonnier, de la Direction à l’Education à l’OCDE, les réformes du baccalauréat annoncées en début d’année en France « semblent aller dans le bon sens pour augmenter le nombre de bacheliers et titulaires d’un diplôme de l’enseignement secondaire en France ». Il poursuit : « Bien que la population française titulaire d’un diplôme du secondaire (baccalauréat, CAP ou BEP) soit passée de 60 % dans les années 1970 à 80 % dans les années 1990, il y a encore des progrès à faire. L’objectif en la matière pourrait être de passer à 90 % ». L’objectif serait de rivaliser avec certains pays, comme la Corée, ayant eu des croissances beaucoup plus fortes que la France. L’OCDE en profite pour rappeler que le taux d’insertion professionnelle des jeunes de 20 à 24 ans non-titulaires d’un diplôme du secondaire est très bas, notamment en France. En effet, dans les pays de l’OCDE, la proportion des jeunes non scolarisés au chômage dans la tranche d’âge des 20 – 24 ans ayant un niveau de formation inférieur au deuxième cycle du secondaire est de 14 % en moyenne en 2005 alors qu’il est d’au moins 20 % dans une petit groupe de pays comprenant la France. L’OCDE appuie ici sur un souci majeur de la France : que faire des 160 000 jeunes sortis du système scolaire sans qualification ? Comment les réinsérer dans un système éducatif leur permettant d’acquérir un diplôme qualifiant leur permettant d’éviter la paupérisation ? Dans ses notes de présentation de « regards sur l’éducation » en 2006, L’OCDE avançait déjà que dans un pays comme la France, le taux de chômage avait diminué chez les titulaires d’un diplôme de fin d’études secondaires en 2004 comparée à l’année 1995. L’OCDE fait pression également pour que le nombre de diplômés universitaires augmente. Or, des diplômes de second cycle, le baccalauréat ouvre les portes de l’enseignement supérieur… Au moment où l’on parle tant du Bac Pro 3, faut-il voir une volonté de la part de nos dirigeants de suivre ces recommandations ? Ou comment faire d’une pierre deux coups pour rentrer dans la norme mondiale ? Le SNETAA-eiL a rappelé ces dernières semaines son attachement à faire sortir les jeunes déscolarisés de la spirale du rejet économique et social. Sera-t-il enfin entendu ? Il ne cessera d’enfoncer le clou jusqu’à ce qu’on lui accorde l’attention qu’il mérite à ce sujet. (Bac Pro 3 : cf textes parus et actualité en ligne).
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