Dématérialisation des copies : nouvelle décision sans aucune concertation

Certains PLP l’ont appris en recevant leurs convocations, d’autres ne le savent pas encore mais la correction des copies du baccalauréat professionnel dans un centre d’examens, c’est terminé !

Pour le SNETAA, c’est encore une partie des échanges pédagogiques qui s’envole dans un emploi du temps contraint.

Une nouvelle fois, réaliser un amalgame entre pratiques en lycée général et en lycée professionnel, est une ineptie. En LGT, les collègues n’ont plus d’élèves. Au lycée professionnel, en juin, les 3èmes prépa métiers se préparent à passer le DNB. Les secondes ou les premières sont sur site puisque tous ne peuvent pas partir en stage en même temps et enfin, le parcours Y est à son apogée avec l’accueil des élèves qui ont choisi le module aidant à la poursuite d’études.

Pour le SNETAA la situation est limpide. Chaque collègue reçoit une convocation. Il ne sera donc pas en face à face pédagogique. Le SNETAA demande aux établissements de mettre à disposition le matériel nécessaire afin que les enseignants puissent dans le temps qui leur est imparti, corriger de manière efficiente.

Quid de l’harmonisation préalable ? Dans certaines académies, des visioconférences avec 110 participants vont être organisées !!

Le SNETAA n’oublie pas que les lycées professionnels reçoivent plus de 50% des élèves notifiés alors qu’il n’accueille que 30% des lycéens ! Avec le manque d’AESH, ils sont nombreux lors des épreuves, sans scripteurs. Comment corriger et vers qui se tourner quand la copie sera illisible une fois numérisée ?

Aucune information ou si peu, à un mois des épreuves !

Pour le SNETAA FO cette situation est inacceptable et va à nouveau positionner les collègues face à des situations de dernière minute, dans lesquelles ils devront encore improviser tout en gérant les aléas. C’est ce que nous dirons au ministre lors de l’audience qu’il accordera au SNETAA le 28 avril.