« Ça monte vite et très fort » : pourquoi les violences dans les lycées inquiètent autant le pouvoir

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Marianne, par Marie-Estelle Pech, le 01/10/26

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Tout est parti de revendications sur les conditions d’apprentissage. En quelques jours, le mouvement lycéen s’est étendu à des centaines d’établissements. Le gouvernement évoque désormais des violences urbaines, tandis que des élèves dénoncent surtout le manque de moyens et le sentiment de ne pas être entendus.

C’est une discussion écrite surprise entre lycéens d’Avignon, ce mercredi 30 octobre au matin, qui ressemble à celles que l’on peut voir dans de nombreuses villes françaises : « OBJETS À APPORTER : Des vêtements noirs, une cagoule, un briquet et un sac de courses rempli de pierres trouvées sur la route ou n’importe où ailleurs. OBJECTIF : S’en prendre physiquement (« niker ») aux responsables (« les grosses têtes »), avant de tout casser pour rien (« faire tb » / faire le teubé / faire les idiots).

DÉROULEMENT : Cela va se passer en deux parties. D’abord, un blocus du lycée, puis une émeute classique contre la police (« les ham »). Venez tous masqués d’entrée de jeu, dès que vous êtes à proximité du lycée, dans un quartier, une ruelle ou n’importe où (« ou kw ») où il n’y a pas de caméras. Cagoulez-vous directement, n’attendez pas d’être sous la caméra à 360 degrés du portail pour la mettre ! Venez avec énormément (« hella ») de pierres, je le jure devant Dieu (« wlh » / wallah). »

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