
Édouard Geffray, ministre de l’éducation Nationale, a reçu le SNETAA, ce jour, mardi 28 avril 2026.
Le ministre, à sa demande, a tenu à rencontrer le SNETAA, premier syndicat de l’enseignement professionnel malgré notre opposition ferme à sa décision de maintenir un parcours en « Y » en terminale pro pour l’année scolaire prochaine (2026-2027).
Le SNETAA est la seule organisation syndicale à avoir quitté la réunion lors de son annonce et à avoir décidé, en conséquence, de quitter le comité de suivi de la voie pro ; comité qu’Édouard Geffray avait lui-même lancé en janvier dernier.
Pascal Vivier, secrétaire général du SNETAA, lui a fait part de sa surprise de son appel, alors que la césure est franche depuis sa décision ministérielle de maintenir un « Y light », renommé avec malice « parcours différencié ». Cette décision n’annoncera que du désordre avant mars, lorsque les PFMP évaluatives devront toujours être effectuées, alors même que les PLP sont « courts » pour répondre aux innombrables CCF qui composent, à eux seuls, 80 % du baccalauréat professionnel.
La discussion fut claire et sans équivoque. Le SNETAA a exprimé son scepticisme quant à l’intérêt d’une nouvelle rencontre alors que l’arbitrage, que nous jugeons inique, a été rendu. En républicains chevronnés, le SNETAA a accepté cette rencontre car les dossiers de la voie pro sont nombreux si l’on veut encore tenter de convaincre.
C’est le cas pour la question du handicap et de l’inclusion systématique dans nos classes, alors que nous sommes le plus souvent laissés à l’abandon, sans formation, avec très peu d’AESH et d’ULIS pro. C’est aussi le cas pour les CAP, en particulier pour les CAP de remédiation qui ont très peu de chances d’aboutir à une insertion professionnelle : ils concentrent tous les problèmes et les PLP, jadis demandeurs de ces classes, sont éreintés et souvent à bout de souffle face à ces effectifs trop lourds. Il en va de même pour les classes de SEGPA, pour lesquelles il faut se battre afin de les maintenir, ainsi que pour les 3es prépa-métiers qui manquent partout ; il manque des places partout face aux demandes des jeunes et de leurs familles alors même que les élèves ayant suivi cette 3eme prépa-métiers sont ceux qui décrochent le moins par la suite.
Sans compter les revendications à porter concernant nos carrières de PLP, de CPE, d’AED ou d’AESH. Le corps des PLP est le plus mal traité en ce qui concerne les mutations, par exemple. Bref, les raisons de rencontrer le ministre étaient nombreuses.
La discussion a été franche et constructive. Le Ministre a promis d’avancer sur les problématiques des classes CAP et des 3emes prépa-métiers.
Nous saurons recevoir les actes si les conditions de travail des PLP et l’avenir des jeunes trouvent des perspectives d’évolution positive. Cela dépend des décisions ministérielles…