
Une nouvelle fois, le ministère de l’Éducation nationale est la cible d’une cyberattaque d’ampleur, entraînant le vol de données personnelles d’un grand nombre d’agents. Une fois de plus, c’est par les médias et les réseaux sociaux — et non par leur institution au temps de réaction plus tardif par un communiqué envoyé il y a 4 jours sur notre messagerie professionnelle — que les personnels ont appris la nouvelle en plein cœur de l’été.
Le SNETAA-FO dénonce vigoureusement le manque d’information de l’Éducation nationale, qui laisse les collègues dans le flou le plus total quant au périmètre exact des données dérobées et à l’identité des personnes touchées.
Depuis deux ans, la réponse institutionnelle aux failles de sécurité consiste essentiellement à imposer des contraintes supplémentaires aux agents :
Changements de mots de passe à répétition ;
Blocage des redirections de courriels vers les messageries personnelles ;
Alourdissement des procédures d’accès au quotidien.
Pendant que les personnels s’adaptent à ces règles rigides, la chaîne de sécurité globale de l’État montre ses limites. Les collègues ne peuvent, par leurs seules actions de vigilance, pallier les failles d’infrastructures majeures.
En l’absence de clarification officielle, le SNETAA-FO invite tous les agents à la plus grande prudence :
Redoubler de vigilance face aux courriels, SMS ou appels suspects, en particulier ceux demandant des identifiants, des validations bancaires ou des informations personnelles.
Ne jamais cliquer sur un lien douteux, même s’il semble provenir d’une adresse institutionnelle ou d’un organisme officiel (Paye, MGEN, CAF, etc.).
Vérifier régulièrement vos comptes bancaires par précaution.
Signaler tout message suspect aux équipes informatiques académiques et contacter votre section syndicale académique du SNETAA-FO en cas d’usurpation avérée.
Le SNETAA-FO reste mobilisé pendant la période estivale et continuera de sommer l’administration de rendre des comptes et de protéger ses personnels.