[ÉDITO] AP N°629 · C’est la rentrée !

D’abord, je souhaite formuler tous nos bons vœux aux nouveaux collègues stagiaires qui embrassent la carrière. Dans un dédale administratif qui n’a aucun égal dans le monde, notre mission d’enseignant est exaltante quand les responsables politiques et administratifs nous font confiance. Je pense aussi aux nouveaux collègues contractuels qui découvrent le métier pour la première fois : vous êtes près de 12 000 contractuels qui enseignent en LP, Segpa et Erea (près de 20 % du corps) ; nous ferons tout pour que votre intégration soit la meilleure et nous nous battons chaque jour pour obtenir votre titularisation.

Pour tous les autres collègues, on sait que ce moment n’est pas anodin : réussir sa rentrée revêt un caractère parfois périlleux quand on sait que se détermine toute une année scolaire dès la première heure avec une classe. À toutes et tous : bonne rentrée !

Une année scolaire s’ouvre sur une période bien particulière : la campagne présidentielle – quand tous les candidats tenteront de faire les yeux plus ou moins doux aux 1,2 million de personnels de l’Éducation nationale. Totalement et viscéralement indépendant, le SNETAA ne vous dira jamais qui ou quoi voter. On ne peut pas vouloir éduquer les jeunes à la liberté de conscience et savoir mieux que quiconque ce qui serait bien ou pas pour eux-mêmes. Cela ne nous interdira pas de donner nos analyses sur les propositions des candidats et, surtout, de dire et redire nos mandats, nos revendications, ce qu’on exige (ce que vous avez décidé en congrès).

Une année scolaire qui verra les élections professionnelles en décembre 2026 pour connaître la représentativité de chaque organisation ; nous saurons y revenir.

Pour l’enseignement professionnel, c’est une nouvelle année avec « un nouvel Y » : deux semaines de « stages » ou de « cours intensifs pour préparer à l’enseignement supérieur ». Elles devront être fixées avant mars 2027. Après avoir connu un « Y en six semaines » puis « un Y en 4 semaines » décidé par Élisabeth Borne, 2026-27 connaîtra un « nouvel Omo » (en référence à Coluche) arbitré par le ministre E.Geffray. Vous devriez en entendre parler dès la pré-rentrée. Parce qu’il n’a pas tenu parole d’abroger la terminale en Y, le SNETAA a décidé de boycotter le comité de suivi qu’il a lui-même initié en janvier dernier : rien n’ayant changé depuis, le SNETAA proteste et s’oppose à cette ineptie qui organise le chaos dans nos cours et nos LP. Retenez-le bien : le SNETAA est le seul syndicat à refuser de siéger dans ce comité de suivi qui n’a que de suivi… le suivisme d’une politique de casse de l’enseignement professionnel.

Le discours du ministre E. Geffray pourrait donner espoir pour une année scolaire plus prometteuse. Mais… les promesses n’engageant que celles et ceux qui y croient, le SNETAA va s’en tenir à ses mandats et ses exigences revendicatives sans jamais trahir ses mandants, ses adhérent·es.

Toutes les représentants des sections académiques et l’équipe nationale sont déjà sur le pont pour vous aider, vous représenter, vous défendre.

Avec un seul but : l’efficacité concrète de nos actions, ce que nous faisons pour vous et avec vous !

Pour une rentrée qui promet de faire aboutir nos revendications,

Tout le SNETAA-FO vous souhaite une très belle année scolaire !

Pascal VIVIER, Secrétaire Général du SNETAA-FO

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